Victoire : le congé menstruel s’applique partout à l’UHA

Ce jeudi 24 avril, la CFVU (Commission Formation et Vie Universitaire) a voté pour le déploiement à la rentrée 2025 du congé menstruel élargi à l’ensemble de l’UHA. C’est une grande victoire après plus d’un an de lutte de la CSTE pour son application.

Un nouveau droit conquis pour les étudiant⸱es par la CSTE

La CFVU s’est largement prononcée en faveur de la mise en place du congé menstruel à l’UHA qui prend la forme de 20 demi-journées d’absences justifiées par an grâce à un formulaire à envoyer aux scolarités des composantes, valable pour tous les enseignements hors examens prévus. 27 votes pour, 1 abstention, 6 contres : l’issue d’une longue lutte de plus d’un an, commencée dans les groupes de travaux pour sa mise en place, puis dans la défense d’une motion portée par les élu⸱es de la CSTE en CFVU en juillet 2024, qui a conduit à terme à une expérimentation à la FSESJ en octobre 2024 puis d’une campagne de visibilisation menée par la CSTE avec des micros- trottoirs pour recueillir les avis et vécus et faire parler des congés menstruels sur les campus, une chose en était ressortie : la nécessité d’avoir des congés menstruels pour toute l’UHA … c’est maintenant chose faite !

Lutter contre la double peine : les douleurs et la précarité

Un vote tant attendu qui va dans le sens de la reconnaissance des douleurs menstruelles ressenties par les personnes menstruées, bien souvent niées, (7 ans pour un diagnostic d’endométriose selon Endofrance). L’existence en eux-même des congés menstruels reconnaît que les douleurs menstruelles ne sont pas normales, et ouvre la voie à un accompagnement.
Avec ce congé il s’agit également de lever la double peine pour les personnes boursières, et donc souvent précaires, qui subissent leurs douleurs, allant des douleurs abdominales, dans le dos, des vomissements, ou malaise, pour ne pas perdre leurs bourses à partir de 3 absences injustifiées. Les congés menstruels permettent également de tordre le cou au désert médical et au renoncement au soin par manque de moyens, qui représente 13,5% des étudiant⸱es, c’est encore davantage pour les étudiant⸱es international⸱aux dont l’accès au soin est davantage compliqué.

Une victoire locale… mais une bataille la generalisation

Maintenant qu’il a été voté à l’UHA, il faut que les autres établissements de l’enseignement supérieur suivent : Praxis, HEAR, …La lutte paie, alors nous allons nous battre partout pour que ce droit soit appliqué pour tous⸱tes, dans les études et le monde professionnel.