Nos Victoires locals

La CSTE est présente à l’Université de Haute-Alsace depuis septembre 2020.
Depuis cette date, nous avons porté de nombreuses revendications étudiantes et obtenu des avancées concrètes sur plusieurs campus. Ces victoires sont le fruit d’un engagement constant, collectif et déterminé. En voici quelques-unes :

Le congé Menstruel à l’UHA

Le congé menstruel comme nous le revendiquons est un droit conquis.
Il a été arraché sur le terrain, au prix d’une campagne d’un an menée avec détermination, malgré l’opposition ouverte d’une partie de l’université. Pour découvrir l’ensemble du combat et les outils développés, vous pouvez consulter ce [lien].

La version actuelle du congé menstruel mise en place à l’UHA est l’une des plus abouties parmi les universités françaises même si elle reste perfectible.
Cette victoire témoigne de la capacité de la CSTE à imposer des droits concrets et nécessaires, même lorsqu’ils sont initialement combattus.

Il reste désormais à élargir ce droit : à l’ensemble des étudiantes, y compris celles en formation continue ou en alternance, ainsi qu’aux personnels de l’université.

Expérimenté à la Fonderie, le congé menstruel étendu à toute l’Université de Haute-Alsace, L’Alsace, 25 avril 2025. Disponible en ligne : https://c.lalsace.fr/education/2025/04/25/experimente-a-la-fonderie-le-conge-menstruel-etendu-a-toute-l-universite-de-haute-alsace

Un Harceleur de moins à l’IUT de Mulhouse

Guilloteau, É. (2024, 22 octobre). Malaise à l’IUT après le retour d’un enseignant sanctionné. Les Dernières Nouvelles d’Alsace. https://www.dna.fr/education/2024/10/22/malaise-a-l-iut-apres-le-retour-d-un-enseignant-sanctionne

Rappel un peu des faits : nous sommes à la rentrée 2024, et sort publiquement, de manière anonymisée, un rendu de décision d’une commission disciplinaire de l’UHA. Un enseignant du département de MMI s’est retrouvé en commission disciplinaire pour des faits s’apparentant à du harcèlement, ceci sur deux étudiantes du département : via des messages privés, via des mails, via des invitations sur les réseaux, via même des passages au domicile non sollicités.
Et suite à des preuves accablantes, la commission reconnaît ces faits et décide de le suspendre… juillet, août, septembre… et ceci sans obligation de formation, ni réel autre impact autre qu’économique (trois mois de salaire, sachant que le reste à vivre restait au double du SMIC même durant la suspension donc pas la dèche).

Suite à cela, et après avoir été contacté par des étudiant·es concerné·es, nous avons déployé une campagne : flyers, pétition, information sur l’IUT de Mulhouse, avec passage de la presse etc.

Ce qui a été obtenu : que l’enseignant en question ne soit pas renouvelé pour 2025-2026, et même qu’il soit retiré, le plus possible que son contrat le permettait, de devant des étudiant·es. Enfin, que les membres de la commission disciplinaire soient formé·es sur les sujets de VSS-H, pour ne plus arriver à des absurdités du style.

Un Harceleur sexuel en moins à la Fonderie !

Bertrand Pauvert, enseignant en droit à la Fonderie, était connu depuis des années pour ses méthodes « particulières », en réalité un comportement profondément sexiste et humiliant envers ses étudiant·es.

En 2021, il est suspendu suite à une lettre signée par des étudiant·es dénonçant ses propos. En 2022, il est condamné à un an de prison avec sursis et trois ans d’interdiction d’enseigner pour harcèlement sexuel. En appel, il est relaxé pour 14 des 15 faits reprochés, sa peine est réduite à six mois de sursis et un an d’interdiction d’enseigner.

En octobre 2023, il peut légalement revenir. Pour empêcher cela, la CSTE lance une campagne dès la rentrée : affiches, interventions, pétition (plus de 5 000 signatures), AG de 200 personnes, puis blocus du campus le 4 octobre – jour officiel de son retour possible.

La mobilisation prend : médias locaux, nationaux, présence étudiante et syndicale massive. Résultat : en décembre, Pauvert est révoqué de son poste.

En mars 2025, la Cour de cassation consacre l’existence d’un « harcèlement sexuel d’ambiance » : des propos sexistes tenus en public peuvent constituer un délit, même sans cible directe. L’affaire est renvoyée en appel. Grâce à la mobilisation, l’université a dû bouger. Et la lutte continue.

France Bleu. (n.d.). Harcèlement sexuel : un professeur de la fac de droit de Mulhouse révoqué. France Bleu. https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/harcelement-sexuel-un-professeur-de-la-fac-de-droit-de-mulhouse-revoque-5949766

Reforme de la Commission Cvec de l’UHA

La commission CVEC, c’est un élément central de l’université. Spoiler alert : c’est elle qui gère la fameuse CVEC, cette taxe “sympathique” mise en place par la macronie en 2018, initialement à 90€, aujourd’hui à 105€. Et tant qu’on n’aura pas obtenu sa suppression pure et simple, une chose est claire : ce sont les étudiant·es qui doivent décider de l’usage de cet argent.

Et pourtant, c’était loin d’être gagné. Jusqu’en 2022, sur 22 membres, la commission ne comptait que 9 étudiant·es, dont 4 issu·es d’organisations étudiantes nationales… qui, pour la plupart, n’avaient pas mis un pied à Mulhouse depuis 4 ou 5 ans. Ces orgas pouvaient désigner un·e étudiant·e local·e pour les représenter, sans aucune implantation réelle. Bref, autant dire que la légitimité et la représentativité laissaient à désirer.

Mais en 2022, quand la CSTE est devenue largement majoritaire dans les instances, on a fait bouger les lignes. La commission est passée à une répartition 50 % étudiant·es – 50 % non étudiant·es. La structure reste : 2 élu·es du CA, 2 de la CFVU, le Vice-président étudiant… mais s’ajoutent désormais l’élu·e étudiant·e au CA du Crous de Strasbourg pour le Haut-Rhin, ainsi que 5 représentant·es du tissu associatif étudiant local. Résultat : une instance enfin représentative et vivante, avec des gens qui connaissent le terrain.

Autre victoire : le Vice-président étudiant est désormais co-président de la commission, ce qui semble être un minimum logique pour une taxe qui concerne uniquement les étudiant·es.

Et la suite ? C’est de renforcer encore cette représentativité, en intégrant par exemple des doctorant·es, des ancien·nes étudiant·es, ou même des étudiant·es d’autres établissements qui dépendent aussi de services financés par la CVEC (comme la santé ou l’accompagnement social). Parce qu’en attendant qu’on la supprime, autant que cette taxe serve vraiment aux étudiant·es, par les étudiant·es.

Mise en place d’une Cellule d’écoute contre les Violence Sexiste sexuel et harcèlement à l’UHA

Dans la foulée de la mobilisation contre Pauvert, une autre revendication majeure est portée par la CSTE : la mise en place d’une cellule d’écoute pour les étudiant·es et les personnels de l’université confronté·es à des situations de violences sexistes, sexuelles ou discriminatoires. Après plusieurs tractations, cette cellule est effectivement créée. Mais dans un premier temps, elle reste largement insuffisante : peu formée, mal structurée, et sans moyens humains à la hauteur des enjeux. Face à ce constat, la CSTE continue d’interpeller l’université, enchaînant les rendez-vous institutionnels et les prises de position publiques.

Grâce à cette mobilisation constante, les choses finissent par évoluer. Une chargée de mission est recrutée à temps plein auprès de la Mission Égalité et Diversité. Un partenariat est aussi mis en place avec l’association Appui pour garantir un accès à une écoute externalisée, plus sécurisante pour les victimes. Enfin, depuis 2025, un véritable protocole d’accompagnement est formalisé, avec des procédures claires, des interlocuteurs identifiés, et des ressources accessibles directement depuis le site de l’Université de Haute-Alsace.

Mise en place du Budget participatif

Le budget participatif, qui fait désormais partie de nos habitudes, n’en est pourtant qu’à sa deuxième édition. Mis en place en 2023-2024 sous l’impulsion du vice-président étudiant de l’époque (évidemment issu de la CSTE), ce dispositif est l’un des plus ambitieux de France en matière de financement étudiant. Il permet aux étudiant·es de décider directement de l’utilisation de leur CVEC (les 105 € payés en début d’année). À défaut de supprimer cette contribution, autant qu’elle serve à quelque chose d’utile et concret !

Doté de 60 000 € pour sa première année, ce budget a permis de financer de nombreux projets sur l’ensemble des campus. Le budget participatif est aussi un outil politique : il donne la main aux étudiant·es sur des décisions concrètes et renforce le pouvoir d’agir à l’échelle de l’université. Grâce à lui, la communauté étudiante a pu proposer, voter et porter elle-même des projets utiles et adaptés à ses besoins.

La prochaine édition sera lancée à la rentrée : préparez vos idées, vos projets, et surtout mobilisez-vous pour faire en sorte que ce budget vous ressemble encore plus.

👉 Pour en savoir plus, lire l’article complet qui fait le bilan des éditions passées et explique en détail le fonctionnement du budget participatif étudiant, de la proposition des projets jusqu’à leur mise en œuvre : [Lien vers l’article]

Nommage de l’amphithéâtre 1 de la Fonderie

Le nommage de l’amphithéâtre 1 de la Fonderie est une victoire directe de la CSTE. Dès le départ, c’est le nom de Madeleine Rebérioux qui a été porté par nos élu·es, dans une volonté de mettre en lumière une femme historienne, militante pacifiste, féministe et engagée contre le colonialisme. Ce choix n’est pas neutre : il marque une volonté politique forte de féminiser les espaces universitaires et de rendre visible des figures qui portent nos valeurs.
Cette victoire symbolique majeure, arrachée après plusieurs mois de campagne, de recherches et de discussions institutionnelles, donne du sens à notre présence dans les conseils. Elle donnera lieu, dès la rentrée, à une série d’événements pour saluer sa mémoire et faire vivre ses engagements auprès des étudiant·es.
Mais ce n’est qu’un début. Un seul amphithéâtre renommé pour toute l’université, ce n’est pas suffisant. Nous poursuivrons la bataille pour que d’autres espaces portent des noms de femmes, de militant·es, de figures qui inspirent et qui élèvent nos lieux d’étude.

Pour en savoir plus, l’article raconte la campagne et tous les projets en lien avec sur nos campus : [Lien]

Université de Haute‑Alsace. (2025). L’amphi 1 de la FSESJ rebaptisé Madeleine Rebérioux. Université de Haute‑Alsace. https://www.uha.fr/fr/actualites-agenda-1/ca-s-est-passe-a-l-uha/l-amphi-1-de-la-fsesj-rebaptise-madeleine-reberioux.html

La lutte pour les titres de séjour des étudiant·es internationaux·ales

Cette année, une nouvelle épreuve a frappé les étudiant·es internationaux·ales, conséquence directe des politiques d’austérité qui affaiblissent les services publics, mais aussi des politiques migratoires discriminatoires portées par les derniers gouvernements. De nombreux·ses étudiant·es se sont retrouvé·es dans une situation de grande précarité, confronté·es à des retards voire une absence totale dans la délivrance de leurs titres de séjour, malgré une situation administrative régulière. Cela les a privé·es de toute aide sociale, empêché·es de travailler, de faire un stage ou de suivre une alternance, bloquant ainsi leur parcours universitaire.

Face à cette injustice, la CSTE s’est mobilisée aux côtés de la LDH, de la CGT et de collectifs locaux. Un rassemblement a été organisé devant la préfecture de Colmar pour exiger des solutions concrètes. En parallèle, nous avons accompagné les étudiant·es dans leurs démarches, en les informant de leurs droits et en les aidant à constituer leurs dossiers.

Cette mobilisation a abouti à un rendez-vous avec le préfet, qui a permis de débloquer plusieurs situations, prouvant une nouvelle fois l’importance de l’action collective, de la solidarité et de l’engagement militant.

Vereecken, M. (2025, 8 février). Les étudiants demandent une procédure plus rapide pour l’obtention de leurs titres de séjour. Cerise FM. https://www.cerisefm.fr/les-etudiants-demandent-une-procedure-plus-rapide-pour-l-obtention-de-leurs-titres-de-sejour

Toujours pas de “Bienvenue en France” effectif à l’UHA.

Chaque année, le débat refait surface : depuis la mise en place par décret du programme “Bienvenue en France” par Emmanuel Macron, la question de l’application des frais différenciés pour les étudiant·es internationaux·ales se pose avec insistance. Ces frais, s’élevant à 2 850 € pour une formation de premier cycle et 3 879 € pour un second cycle, sont exorbitants et injustes. Bien qu’ils soient appliqués dans près de la moitié des universités françaises, dont l’Unistra, ils représentent une véritable barrière financière qui pourrait, s’ils étaient imposés à l’UHA, marquer la fin du parcours universitaire pour de nombreux·ses étudiant·es.

Depuis sa création, la CSTE s’est battue chaque année pour garantir l’égalité de traitement pour les étudiant·es internationaux·ales. Cela fait désormais cinq années consécutives que les frais différenciés ne sont pas appliqués à l’UHA, permettant ainsi à ces étudiant·es de payer les mêmes frais que l’ensemble des étudiant·es. Cette victoire témoigne de notre engagement constant pour un enseignement supérieur inclusif et accessible à tous•tes, indépendamment de l’origine géographique.

Mon royaume pour un micro-ondes, des tables et des chaises !!

Étudier, c’est sympa. Mais étudier le ventre plein, en mangeant assis sur des chaises confortables, à des tables neuves, avec un plat chaud… c’est quand même mieux !


Alors oui, on préférera toujours un resto U avec des plats tout frais, mais en attendant que celui de la Fonderie revienne et que celui d’Illberg ait fini ses travaux (on ne vous oublie pas non plus, le Biopôle !), depuis quelques années et notamment grâce à plusieurs projets issus du budget participatif (oui oui, ça aussi c’est nous, héhé), tous les campus ont été financés pour s’équiper.


Que ce soit la cafèt’ de la FSESJ, les amicales de l’IUT de Mulhouse, les espaces aménagés au Gril’ et au Biopôle, à la FLSH, à la FST… bref, autant de petites victoires concrètes pour améliorer les conditions d’étude au quotidien.

Des nouveaux droits pour les étudiant·es, c’est bien aussi.

Suite à la réforme des documents cadres des Licences, Licences pro et Masters, nous avons obtenu plusieurs nouveaux droits :

  • La mise en place d’épreuves de substitution obligatoires en cas d’absence justifiée aux examens, notamment pour les partiels (oui, rigolez pas : jusqu’ici, c’était zéro direct).
  • La règle du max : on garde la meilleure note entre le partiel et le rattrapage.
  • Une réforme des justificatifs et des délais pour justifier les absences : désormais 5 jours ouvrés, avec des absences acceptées pour grèves de transports, intempéries à partir du niveau orange, etc.

Ces droits ont également été étendus aux étudiant·es en IUT et en école, même si ce n’est pas encore totalement au même niveau (nombre de jours, types de justificatifs, etc.).
Mais là encore, nous avons obtenu la création d’un groupe de travail pour unifier ces droits à l’échelle de toute l’université.

À l’ENSISA : suppression de la mention “résultats très insuffisants”. Cette mention permettait jusqu’ici d’écarter certain·es étudiant·es de la seconde session d’examens sans critère clair. Sa suppression rend le processus plus juste, transparent et respectueux.

La fin des frais annexes à l’UHA

Depuis le début, nous nous opposons à la mise en place des frais annexes abusifs, cette manière détournée d’augmenter les frais d’inscription en faisant payer des services qui devraient être assurés de plein droit : l’impression, l’accès à la salle informatique, etc.
Cette année, nous avons obtenu que l’accès à la salle informatique de la FST ne soit plus intégré dans ces frais, qui rappelons-le sont facultatifs.

Il n’y a désormais plus de frais annexes abusifs à l’ENCMu, l’ENSISA, la FLSH, l’IUT, etc.
Il en reste encore quelques-uns, mais souvent liés à de vrais services supplémentaires, comme à l’IUT de Colmar où ils sont associés à des formations spécifiques en seconde année ou plus


Un meilleur accompagnement social pour les étudiant·es du Haut-Rhin.

Parmi les choses que nous revendiquions durant les élections, il y avait le recrutement de personnel pour mieux accompagner les étudiant·es : infirmier·es, psychologues, sages-femmes, mais aussi du personnel au BVE, à la mission Égalité et Diversité, et au niveau des assistant·es sociaux·ales.

La question des assistant·es sociaux·ales est particulièrement problématique dans le Haut-Rhin, puisque le CLOUS et l’université ont mutualisé leurs effectifs. Ainsi, pour les 15 000 étudiant·es du département, il n’y avait qu’un seul temps plein, complété par un 80 % de temps plein.
Suite à des négociations, une seconde personne va être recrutée à la rentrée en 80 %, faisant passer les effectifs de 1,8 ETP à 2,6 ETP dans le Haut-Rhin.
Une avancée concrète, qui permettra de mieux accompagner les étudiant·es dans leurs démarches administratives, de lutter plus efficacement contre la précarité, et d’assurer une présence renforcée sur l’ensemble des campus, y compris ceux hors université.