Pride de Mulhouse 2025 : riposte queer internationale

Après une édition réussie l’an dernier (plus de 600 participant·es), la quatrième Pride de Mulhouse débutera ce samedi 7 juin à 14 h. L’événement est toujours organisé par la CSTE (Communauté Solidaire des Terres de l’Est) et le CSM (Collectif Sonores Mulhousiens).
Le cortège partira du Square de la Bourse et se terminera au Motoco, où se tiendra un village associatif puis un after- party animé par le CSM, de 18 h à 22 h. Au programme : drag show, scènes ouvertes drag, DJ set, et bien sûr, de quoi se restaurer. Une safe team sera présente tout au long de l’événement afin de garantir la sécurité de toustes.

Face à la montée des extrêmes droite, un rassemblement antifascite

Se tiendra une manifestation aux mots d’ordre résolument antifasciste alors que les tentatives de dédiabolisation et banalisation des idées d’extrême-droite veulent nous faire oublier que ceux dont ils sont les héritiers ont envoyé des personnes homosexuelles dans les camps de concentration. Nous n’oublions pas et nous nous ne sommes pas dupes du projet politique de l’extrême-droite pour les personnes LGBTQIA+. Car cette pride, comme toutes celles qui l’ont précédée, s’inscrit dans un contexte politique dégradé, dont les attaques se font de plus en plus nombreuses et violentes à mesure que se renforce l’international fasciste :

  • Aux États-Unis, avec la redéfinition des genres par décret, niant la réalité biologique et sociologique, dans le seul but d’y exclure les personnes intersexes, trans et non-binaires, l’interdiction de l’avortement dans certains états, pour garder le contrôle sur les corps, ou la censure de nombreux livres, parfois juste pour leur représentation de personnages LGBTQIA+, ou de dénociation de l’autoritarisme ou du fascisme.
  • Au Royaume-Uni,  avec l’exclusion et l’oppression des personnes trans s’institutionnalise par la cour suprême, que ce soit des toilettes, des programmes d’égalité.
  • Ou même en France, où la ministre chargée de la lutte contre les discriminations pose fièrement avec Dora Moutot et Marguerite Stern, qui font carrière sur leur haine des personnes trans.

Nous revendiquons le droit à exister, librement, le droit à l’autodétermination partout dans le monde, que cela soit des personnes comme des peuples. Que cessent les mutilations des nouveau-nés intersexes (toujours pratiquées en France), que cessent les thérapies de conversion, que cesse le regard étriqué empli de panique morale de certain-es. Pour cela il faut impérativement des moyens pour permettre une éducation au genre et à l’orientation sexuelle partout, notamment dans l’enseignement supérieur pour contrebalancer le discours réactionnaire et masculiniste prégnant et relayé par les médias. 

Nous revendiquons la lutte festive et collective quand d’autres tentent de nous interdire d’exister, tuent, assassinent et génocident, nous répondons : riposte queer internationale car il n’y aura pas de libération de quelques-uns sans la libération de tous-tes.